Revenir vers le futur

L’Espace de l’Art Concret à Mouans-Sartoux présente dès la réouverture des lieux culturels un des temps forts d’exposition de ses « 30+1 an », l’exposition « Revenir vers le futur », un dialogue entre la Collection Lambert & la Donation Albers-Honegger.

L’eac. à Mouans-Sartoux présente une nouvelle exposition qui sous l’intitulé « Revenir vers le futur » célèbre son 30+1e anniversaire en jouant avec des temps forts de sa programmation passée pour faire émerger un engagement sans faille à la ligne définie par Gottfried Honegger et Sybil Albers. Pour cet événement, l’Espace de l’Art Concret se prête au jeu de l’échange de collection et fait le choix d’ouvrir les salles de la donation Albers-Honegger à la collection Lambert, qui a fêté pour sa part son 20e anniversaire en 2020. Ces deux ensembles ont pour point de convergence d’être tous deux inscrits sur l’inventaire du Centre national des arts plastiques et déposés en région, réciproquement à l’eac. à Mouans-Sartoux et à la Collection Lambert à Avignon.

L’eac. a construit son identité sur le questionnement permanent entre art et société. Sans jamais hiérarchiser les expressions artistiques, la programmation a toujours eu à cœur d’éclairer le regard en le confrontant à des situations inattendues. Fidèle à cette philosophie, l’eac. a choisi de revisiter six expositions iconiques de son histoire qui ont joué sur les contrastes et les oppositions : le carré libéré (septembre 1990 — mars 1991), voir et s’asseoir (avril — septembre 1991), le cri et la raison (Juillet — novembre 1992), face à face (décembre 1992 — mars 1993), art au sol (mars — juin 1999), Le Mythe du Monochrome (octobre 2009 — janvier 2010).

Si l’abstraction géométrique, l’art conceptuel et minimal servent d’ancrage à ces deux ensembles, chacun a su toutefois garder sa propre originalité. La collection suisse se concentre sur l’abstraction géométrique, ses origines, ses filiations et ses prolongements contemporains. La collection Lambert effectue, pour sa part, un « pas de côté » et s’ouvre à la figuration des années 1980 — 1990. Se jouant ainsi des classifications historiques et esthétiques, ces deux collections croisent des lectures différentes de l’histoire de l’art contemporain. Libre de toute convention, elles savent pourtant retenir l’attention par leur cohésion.