La Maison de l’Amérique latine à Paris dédie à partir du 21 octobre 2026 et jusqu’au 15 janvier 2027 ses espaces d’exposition temporaire à José Castillo, artiste dominicain ayant construit son œuvre autour de la richesse de rencontre des cultures. Avec un regard très personnel, d’une poésie à la fois tragique et joyeuse, l’artiste explore les différents médiums et mouvements artistiques de son temps pour naviguer entre les différents mondes dominicains.
Né en 1955 à Santo Domingo en République Dominicaine où il démarre des études à l’École des Beaux-Arts, José Castillo arrive à Paris en 1978 où il résidera jusqu’à son décès en 2018. Tout au long de sa vie d’artiste, il œuvra pour faire de son engagement politique un lieu vivant, où la défense et la transmission de la richesse des cultures dominicaines constituèrent l’un des fils essentiels. L’exposition Archipel improbable dévoilera une partie des éléments thématiques, plastiques et théoriques qui font la densité d’une œuvre forte mais encore confidentielle malgré la présence active de l’artiste sur les scènes artistiques française et internationale à partir de 1990, et puis récemment à l’exposition Paris Noir du Centre Pompidou qui a présenté plusieurs de ses travaux.
L’exposition que lui consacre la Maison de l’Amérique latine, réunira peintures, objets, photographies, gravures, assemblages, collages, vidéos, dessins et, même des pommes de terre en invitant ses visiteurs à entrer dans les mondes dominicains de José Castillo. Ces mondes se composent de figures telles que le Bacá ou les Taïnos, de personnalités comme Doña Fefa, d’images pieuses, de coupures de presse, de dollars et de yolas, d’éléments de la faune et de la flore… d’esprits. Par des jeux de superposition d’images, d’espaces et de couleurs, par des portes et des fenêtres ouvertes devenant des passages entre les réalités, ou encore par des paysages en spirale que l’artiste a déployé dans chacune de ses œuvres, toutes ces formes sont mises en dialogue par José Castillo en laissant affleurer des échanges complexes qui se tissent, contre toute improbabilité, sur un même territoire.