Salammbô. FUREUR ! PASSION ! ÉLÉPHANTS !

Le Musée des Beaux-Arts de Rouen présente Salammbô. FUREUR ! PASSION ! ÉLÉPHANTS !, une exposition inspirée du roman de Flaubert à découvrir au printemps 2021.

À l’occasion du bicentenaire de la naissance de Gustave Flaubert en 2021, trois musées s’associent et proposent un parcours extra-ordinaire et transdisciplinaire – art, littérature, opéra, cinéma, bande dessinée, archéologie… – pour révéler la portée du roman Salammbô sur tous les arts, ainsi que son actualité et son héritage dans l’histoire de la Méditerranée.

« C’était à Mégara, faubourg de Carthage, dans les jardins d’Hamilcar ». La première phrase du roman de Gustave Flaubert, Salammbô, a été pour des générations de lecteurs l’élément déclencheur d’une expérience unique où les émotions étaient portées à leur paroxysme. L’attraction fatale entre Salammbô, prêtresse de Tanit et Mathô, chef des mercenaires révoltés, l’opulente Carthage et ses invincibles murailles, les éléphants incendiés et les lions crucifiés, tout dans ce roman stupéfiant est propice à enflammer les imaginaires.

Résolument transdisciplinaire, l’exposition se déroule en trois temps. On trouve d’abord les sources sur lesquelles Flaubert a pu s’appuyer, du mythe de Carthage tel qu’on le connaît à travers Didon ou l’histoire des guerres puniques, aux débuts de l’archéologie carthaginoise.

L’exposition explore ensuite l’immense postérité artistique du roman : la musique, l’opéra et le cinéma seront évoqués à travers les maquettes de décors, les costumes, les affiches et les copies restaurées des captations d’époque. L’édition populaire et ses séduisantes couvertures, l’imagerie publicitaire, qui convoquent un univers à la fois exotique et fatal, fait le lien avec notre époque où Salammbô semble renaître dans les imaginaires à travers l’immense travail de Philippe Druillet dans le domaine de la bande dessinée et du jeu vidéo.

Enfin, elle donne l’occasion d’aborder le développement des recherches archéologiques, des pionniers de l’archéologie punique jusqu’aux fouilles entreprises sous l’égide de l’Unesco et de faire ainsi écho aux questionnements actuels autour de l’archéologie carthaginoise.

En conclusion, le reportage du photographe tunisien Douraid Souissi sur la place de Salammbô dans l’espace public tunisien vient se joindre aux propos de l’universitaire Samia Kassab-Charfi sur l’héritage du roman dans la littérature tunisienne moderne et contemporaine.

L’exposition SALAMMBÔ est présentée dans trois villes – Rouen, Marseille, Tunis – du printemps 2021 à l’été 2022 et réunit environ 250 œuvres, objets, images, issus des collections publiques et privées françaises et européennes, dont le musée du Louvre, la Bibliothèque nationale de France, le Musée National d’Art Moderne- Centre Pompidou, le musée d’Archéologie méditerranéenne de Marseille, le Cabinet des Médailles de Marseille, les musées de Rouen, Munich et Berlin…