Les Imaginales 2026 – Épinal

La Ville d’Épinal est heureuse d’annoncer que la 25e édition des Imaginales 2026, le festival dédié aux littératures de l’imaginaire qui se se tiendra du jeudi 28 au dimanche 31 mai 2026, sous la direction artistique de Gilles Francescano, autour du thème : « Alter Ego. Et si l’Autre n’existait pas ? » et réunira près de 200 invités : écrivains ou artistes, auteurs de fantasy, science-fiction, fantastique, romans historiques, contes et légendes… avec notamment pour coup de cœur 2026 : Christopher Bouix et pour affichiste, l’illustratrice Babayaga Pepperland.

Créées en 2002 par la Ville d’Épinal, les Imaginales accueillent désormais plus de 40 000 visiteurs venus de toute la France et de pays limitrophes pour profiter de rencontres exceptionnelles et privilégiées, mais aussi d’expositions, de conférences, de cafés littéraires et d’animations aussi magiques qu’insolites.
Pendant quatre jours, du jeudi 28 au dimanche 31 mai 2026, tous les publics, amateurs ou simples curieux sont invités à venir à la rencontre de ces professionnels qui partageront avec eux une passion pour l’imaginaire et le merveilleux. Près de 150 autrices et auteurs d’imaginaire, universitaires, illustratrices et illustrateurs, viendront du monde entier à Épinal pour participer à la 25e édition du festival, et pour rencontrer un public chaque année plus nombreux.
Pour la quatrième année consécutive, les Imaginales se vivront aussi la nuit avec les Nocturnes des Imaginales. Pendant 3 nuits, le public pourra découvrir des spectacles de vidéo-mapping, projections, concerts, créations immersives mêlant animation numérique et art vivant, etc., seront proposées aux festivaliers dans tout le Coeur historique d’Épinal.
« Depuis longtemps les auteurs de l’imaginaire et de la Science-Fiction s’interrogent sur la nature de la réalité que nous vivons.
Des films comme Matrix, Interstellar ou des textes comme ceux de Philipp K.Dick ou Van Voght remettent en question notre perception du réel.
Aujourd’hui, à l’instar de ces exemples créatifs, la réalité scientifique s’interroge à son tour plus que jamais. Entre les connaissances vertigineuses rapportées des étoiles et les progrès dans le cheminement de l’infiniment petit quantique, force est de constater que nous pouvons nous interroger sur la réalité de ce que nous vivons si tout n’est finalement que perceptions.
C’est à ce titre et dans ma démarche de toujours vouloir connaitre mon prochain, mon égal, mon contemporain, que ce thème est apparu, souhaitant mettre un challenge intéressant aux mains des invité-es du festival : nous éclairer sur qui nous sommes.
Et si l’autre n’existait pas ? De Gilgamesh à Docteur Jekyll, la quête du double semble être au final la quête de soi. L’avatar, le personnage, la projection de soi, autant d’autres dont le dessein et la raison d’être méritent d’être interrogés.
Alors que la société actuelle prône l’individualité à tout crins, il parait de bon aloi de questionner les limites d’une telle philosophie. Des selfies aux ordinateurs individuels, du narcissisme mis en scène aux valeurs mises en avant du « chacun pour soi », nous pouvons, à l’instar d’un George Orwell ou d’un Aldous Huxley nous interroger sur les bénéfices d’une telle société.
Si l’autre est identifiable, alors nous pouvons le nommer, nous pouvons le désigner, l’accuser, le réduire, le stigmatiser. Alors que, si l’autre n’existe pas et qu’il n’est qu’un reflet de nous-même, toute intention belligérante n’a plus de sens.
Si nous expérimentons au maximum pour partager nos expériences dans ce que, par exemple, David Lynch appelle « le champ unifié », alors nous pouvons sans doute dire que nous luttons contre l’acte politique de la division. » Gilles Francescano, directeur artistique des Imaginales